1 An - 4 Continents - 20 Pays (+1)

Amérique : Canada, USA, Bélize, Guatémala, Honduras, Nicaragua, Costa Rica

Océanie : Fidji, Nouvelle Zélande

Asie : Indonésie, Singapour, Malaisie, Thaïlande, Sri Lanka, Inde, Népal, Laos, Cambodge, Vietnam, Chine, Mongolie

Europe : Russie

BIENVENUE

Voici notre blog... Il vous permet de suivre notre périple autour du Monde; depuis la préparation et notre départ le 03/09/12, jusqu'a notre retour en France le 19/07/13. Il est ouvert à tous, n'hésitez pas à nous laisser vos messages.
A bientôt.

jeudi 7 février 2013

INDONESIE : Java

Nous avons traversé les eaux limpides du détroit qui sépare Bali de Java, pour aller a la rencontre d'une Indonésie plus pauvre, plus authentique, plus musulmane, et tout aussi souriante.

L'accueil à la descente du bateau par les officiers du bureau touristique nous donne le ton : l'humour est de rigueur, l'arnaque aussi! Et plus ça a l'air officiel et anglophone, pire c'est. Nous nous passons donc de leurs services, et gagnons Jember en bus.
Le trajet est long ; très long quand des musiciens envahissent les allées munis de leurs yukuleles a 2 cordes (non, ce n'est pas normal) et de leur plus belle voix ; voire trop long quand les enfants vomissent (ça nous rappelle des souvenirs) et que les passagers allument clope sur clope (ca c'est nouveau...).

Depuis notre base avancée, au cœur du Java oriental, nous vous proposons un reportage exceptionnel! Attention, mode Ushuaïa nature : Aujourd'hui, - ksscchhhh - nous allons a la rencontre des "forçats du souffre". Après d'âpres - ksscchhhh - négociations, nous embarquons avec 2 javanais pour les 3h de routes semées - ksscchhhh - d'embuches et de barrages, qui nous séparent du Kawa Ijen. Aux pieds du volcan, nous devons délaisser - ksscchhhh - notre jeep et poursuivre seuls. L'ascension sur - ksscchhhh - 3 kilomètres est particulièrement rude.
Nous effectuons cette montée avec l'un des forçat. Il a commencé a 16 ans, il en a aujourd'hui 32, et malgré le paquet de clopes qu'il fume quotidiennement, il gravit la pente bien plus vite que nous... Chaque jour, comme son père avant lui, il fait 2 fois l'aller-retour qui le sépare du centre du cratère, afin de collecter les 150 kilos (200 pour les plus costauds) de souffre, qu'il redescendra sur son dos, et revendra pour moins de 12 Euros.
Sur notre chemin nous croisons les derniers porteurs de la journée, chargés de leurs 2 paniers de souffre, qui redescendent en petites foulées leurs pépites plus lourdes que Cédric! La plupart sont petits et secs, et nombreux sont ceux qui présentent d'énormes tumeurs au niveau de la gorge.
Le spectacle au sommet est cependant grandiose : un paysage lunaire entoure un lac acide émeraude, bordé de plages dorées d'où s’échappent des fumerolles nauséabondes.
Le retour, sous une pluie torrentielle, et sans les fameux paniers, sera tout de même plus facile.
Ce travail extrêmement dangereux (eux, malgré l’évidence, s'en défendent...) est toutefois l'un des plus lucratif du secteur primaire.


Un peu échaudés par le bus, nous testons un nouveau moyen de transport dans notre tour du monde : le train. C'est presque le même prix, la même lenteur, mais la clope et les chanteurs en moins, les vendeurs de bouffe et le respect des horaires en plus.
Arrivés à Semarang de nuit, nous partons en quête d'un hôtel. Il y a de tout, a tous les prix : de 4€ la nuit avec rats - non chats, ah non c'est bien des rats... - et cafards ; a 100€ avec piscine, concierge et voiturier. On optera pour un choix intermédiaire dans une charmante rue peuplée de rats (toujours), de péripatéticiennes, et de gargotes de Nasi Goreng a 60cts le plat, servi avec de la sauce pimentée (mais vraiment!), quelques mots d'anglais, et le sourire.
Le lendemain, autre expérience kamikaze, le marché de la ville qui ressemble a s'y méprendre au souk de Marrakech. Heureusement que nous avons dégusté le durian, fruit qui pue mais qui est très bon (un peu le gout du litchi), avant de passer dans les allées dévolues à la vente de la viande, du poissons et des fruits de mer, le tout étalé, accroché ou macérant avec les mouches par 35 degrés et 90% d'humidité... Eh sinon, vous reprendrez bien un peu d'ayam goreng (riz frit, toujours, mais avec du poulet)?

Nous passons la suite de notre séjour indonésien à Yogyakarta. La ville est avant tout connue pour la - ou plutôt - les cultures qui y sont présentes.
Le centre ville abrite le Palais Kraton, lieu de vie du Sultan Hamengku Buwono 10 et de ses serviteurs au nombre de 12000!

Cette population née, vit et meurt au service du sultan. Elle propose des spectacles de danse traditionnelle, la confection de batik, des ateliers et théâtres de marionnettes, et toutes sortes de produits locaux au reste de la ville.

En son sein, le Taman Sari, ou "jardin des plaisirs" renferme les bains des femmes. Les anciens sultans et leurs harems aimaient s'y prélasser.

Ici, comme partout en Indonésie, les oiseaux ne sont pas libres. La basse-cour est élevée pour combattre et/ou se faire frire; les aras passent le plus clair de leur temps attaches en haut de mats; et les passereaux en cage chantent malgré tout.

En périphérie de la ville, 2 temples majeurs valent le détour. L'un bouddhiste, l'autre hindouiste.
Le premier, Borobudur, construit dans les années 700, est le plus grand temple bouddhiste au monde. Il s’élève sur 7 étages, avec tout en haut, des cercles de dizaines de stupas renfermant chacune un bouddha. L'endroit est grandiose!


Le second, Prambanan l'hindouiste, construit au 9eme siècle, a du mal a se relever du tremblement de terre de 2006. L'ensemble de tours dédiées aux nombreuses divinités est tout aussi spectaculaire. Dommage que le temple ne soit plus complet aujourd'hui, presque toutes les petites tours extérieures ayant croulées.

Nous reprenons le train, mais de nuit cette fois et le soir du nouvel an chinois. Peut-être aurons nous des surprises... Avant de décoller pour Singapour, nous passerons donc une journée dans la capitale : Jakarta.

Nous retiendrons de l’Indonésie une vraie mixité culturelle, un dépaysement total, et le fait que nous soyons des stars ici!

lundi 28 janvier 2013

INDONESIE : Bali

Arrivés a Denpasar, le changement fut total : la température d'abord, avoisinant les 35 degrés ; les couleurs ensuite, de blanc, de rose et d'ocre ; les sons, de klaxon et de rires ; et les senteurs enfin, de fleurs et d'épices. Oui, on a bien posé le pied sur un nouveau continent. Le dépaysement est partout, Bali ne vous laisse pas le temps de vous demander où vous êtes, vous êtes continuellement emporté par un tourbillon culturel.

A Legian, ville dans la ville, les timides musulmanes voilées côtoient les hindous dans leurs habits de lumière, et les paisibles bouddhistes. Les 3 religions se rassemblent dans l'acceptation de l'autre et par une gentillesse communicative.

Nous décidons de nous rendre au temple Luhur Uluwatu, a l’extrémité sud de l'ile. Cette escapade en scooter nous vaudra tour a tour : de belles frayeurs car le code de la route semble inexistant, un pot de vin aux flics car nous avions oublié nos permis, une vue magique sur les falaises, la sensation d’être des stars lorsqu’à 3 reprises on nous demandera de poser avec des indonésiens, et enfin une course poursuite avec les singes chapardeurs locataires du temple qui profiterons d'un moment d'inattention pour me voler mes lunettes (appréciez la réactivité de chacun...).


Nous quittons la côte pour rejoindre, en voiture privée s'il vous plait (oui ici on est millionnaire), la ville artisanale de Ubud. Ici, c'est le bouddhisme qui domine. Les maisons sont construites dans les temples, et les temples dans les maisons. Des offrandes sont faites aux dieux chaque jour, même si ce sont les fourmis qui semblent le plus en profiter...


Nous assisterons a une fête de quartier (on nous dira que c'est "comme un anniversaire", et on en saura pas plus) où l'on entonne des chants tout en bénissant tout moyen de locomotion (et dieu(x) sait qu'ils en ont besoin!).

Non loin de là, à Mengwi, nous visitons le Taman Ayun, sorte de ville-temple de la famille royale, qui nous offre ses dizaines de petites tours et ses jardins rafraichissants.

Nouvelle étape dans le Bali rural, à Bedugul, le village est cette fois connoté musulman. On s'en rend encore mieux compte a 5h du matin, réveillé par l'appel du muezzin... C'est le point de départ pour les rizières de Jatiluwih. Le paysage est a coupé le souffle. Le ruissellement de l'eau qui descend les terrasses, les chapeaux chinois qui apparaissent de temps a autre, les buffles qui pataugent deux par deux en tractant un paysan... On est dans un autre monde, une autre époque, a la fois plus douce et plus dure.

Avant de rejoindre la cote nord de l'ile, nous faisons halte au temple Luhur Batukaru, perdu au milieu de la jungle, au bout d'un chemin défoncé, il appelle réellement à la méditation.

Arrivés à Lovina, nous quitterons Bali demain pour Java.